Vous avez dit Bien-Être ?

Dans cet article, j’aimerai partager avec vous quelques réflexions sur le concept de Bien-Être. C’est un mot dont nous entendons beaucoup parler depuis quelques années. C’est un concept en vogue. Pour vous donner une idée, la recherche « Bien-Être » sur Google génère 65 millions d’entrées contre 17.7 millions pour « Régime », c’est vous dire. Sa traduction anglaise « wellness » nous donne 447 millions d’entrées, c’est énorme. Ces quelques chiffres montrent que le Bien-Être, tout le monde en parle, tout le monde le cherche et pourtant bien peu de monde peut prétendre avoir expérimenté le Bien-Être véritable. Il faut dire que les as du marketing et de la publicité se sont emparés de notre désir collectif de nous sentir bien pour nous faire croire que nous trouverons le Bien-Être une fois que nous aurons fait l’acquisition de tel ou tel bien matériel, ou bien lorsque nous aurons bu ou mangé telle potion magique. Nous suivons inconsciemment leurs recommandations, nous consommons et au bout du compte nous nous sentons pourtant toujours aussi mal ! Peut-être cherchons-nous au mauvais endroit, peut-être faut-il revoir notre définition ?

Peur du gras ? Et si...

Dans mon article précédent, j’ai introduit l’idée que nous sommes plus qu’une chaudière et que l’approche « caloriste » n’apporte pas les résultats attendus en matière de perte de poids. Je vous proposais d’adopter l’équation d’une bonne nutrition :

Une bonne nutrition = 50% « Ce que vous mangez » + 50% « Qui vous êtes comme mangeur »

50% « Qui vous êtes comme mangeur », cette partie de l’équation est souvent la grande oubliée des régimes. C’est pourtant là que réside la clé du succès à long terme, dans la compréhension de qui vous êtes comme mangeur.

Les nouveaux champs de recherche que sont la nutrition esprit/corps (Mind-Body Nutrition) et la psychologie dynamique de l’alimentation (Dynamic Eating Psychology) apportent une réponse intéressante à cette question.

Peur du gras ? Et si vous étiez plus qu’une machine à brûler des calories !

L’approche « Manger moins, bouger plus » ne marche pas, cela fait 50 ans que nous essayons et l’obésité n’a jamais été aussi importante dans le monde. Il est temps d’essayer autre chose !

Jusqu’à récemment, la science nutritionnelle a considéré l’être humain comme une machine à brûler des calories. Toutes les approches pour perdre du poids sont basées sur le principe « manger moins et bouger plus », c’est-à-dire réduisez votre apport de calories ou brûlez en plus, de façon à créer un déficit qui va pousser votre corps à puiser dans ses réserves adipeuses, entraînant ainsi la perte de poids.

Les régimes sont majoritairement basés sur cette notion de calorie et sur le principe du déficit calorique, mais qu’est-ce qu’une calorie ? Une calorie est une unité de mesure thermique, ce n’est pas une mesure physiologique. Pour calculer la valeur calorique d’un aliment ou de tout objet, il est brûlé dans un four spécialement conçu pour mesurer la quantité de chaleur produite. Absolument tout a une valeur calorique ! La chaise sur laquelle vous êtes assise à une valeur calorique, la pomme que vous tenez en main à une valeur calorique, votre assiette à une valeur calorique, vous conviendrez dès lors qu’il est difficile de limiter la nutrition et l’équilibre nutritionnel à cette notion de calories, comme si notre corps n’était finalement qu’une machine à brûler des calories, une chaudière en sorte.